Pour les passionnés de fossiles et de vielles pierres, je vous propose des circuits géologiques sur mesure où vous serez émerveillés par le travail de l’érosion, la géologie, les minéraux à fleur de terre, ainsi que par les peintures, sculptures, constructions qui ont résisté à l’épreuve du temps.

Le Pérou regorge de sites remplis d’énigmes. La Bolivie et l’Équateur ont également de nombreuses surprises qui vous attendent. C’est un voyage dans le temps qui vous attend avec comme fil conducteur des sites où s’étaient établies de nombreuses civilisations disparues qui regorgent de questions sans réponses. Voici quelques informations générales à titre d’exemple.

Monuments emblématiques en Bolivie

Ruines Chinkana sur l'île du Soleil en Bolivie

Île de la Lune & Île du Soleil

Sur le lac Titicaca, l’île de la Lune est, comme son nom l’indique, un lieu de culte rendu à l’astre lunaire, avec les ruines du Palais Iñaq Uyu, réservé aux « Vierges du Soleil », les ñustas, qui étaient choisies au sein des familles les plus nobles de l’Empire Inca.

Quant à l’île du Soleil, elle abrite un site archéologique « Chinkana », vestiges du palais du premier empereur du peuple Inca à Cuzco, Manco Cápac, fils du soleil Viracocha. Pour l’histoire, Viracocha envoya ses enfants, Manco Cápac et la déesse inca Mama OcIlo, sur terre afin qu’ils fondent la dynastie des Incas. La légende raconte qu’ils burent tous les deux à une fontaine, qui acquit alors la propriété d’accorder la jeunesse éternelle à tous ceux qui s’abreuveraient à son eau…

Ruines Chinkana sur l'île du Soleil en Bolivie
Palais Iñaq Uyu sur l'île de la Lune en Bolivie
Site archéologique Inca sur l'île du Soleil, Lac Titicaca

Ville sacrée au Pérou

Anciennes civilisations de Caral-Supe au Pérou

La cité la plus ancienne d’Amérique

Situé dans la Vallée de Supe, à 158 km au Nord de Lima, Caral est l’un des 18 emplacements identifiés dans la vallée. Avec une extension d’à peu près 600 hectares, Caral-Supe est constituée par une série d’ensembles architectoniques comme la Pyramide Majeure, la Pyramide de l’Amphithéâtre et le Secteur Résidentiel de l’Élite de la civilisation de Caral.

Le vent souffle sur les sables de Caral, que les anciens péruviens ont tenté de reproduire à travers de leurs flûtes. Faites avec des os de condor et de pélican, les 32 premières flûtes trouvées dans l’emplacement archéologique ont apporté une des plus grandes surprises de Caral.

Anciennes civilisations de Caral-Supe au Pérou
Vestiges de Caral-Supe au Pérou
Ruines de pyramides à Caral-Supe au Pérou

Civilisations anciennes au Pérou

Ruines de la civilisation Moche de Chan Chan au Pérou

Chan Chan

Chan Chan est une ville d’argile la plus grande du monde. Les habitants de l’ancien domaine Chimú (800 – 1500 après J.C.) ont fondé leur capitale au bord de la rivière Moche, dans le département de La Libertad, à 5 km à l’Ouest de la ville de Trujillo au Pérou. La capitale a été appelée Jiang-Jiang, ce qui signifie « soleil soleil » en langue moche. Chan Chan (ou Chanchán) est un site archéologique précolombien qui comprend presque 20 km² de superficie et c’est la ville d’argile la plus grande de l’ère précolombienne en Amérique du Sud.

Chan Chan aurait été construit vers 850 par le royaume de Chimor, de la culture Chimú, une civilisation intermédiaire tardive qui se développa sur les ruines de la civilisation Moche.

Huacas del Sol y de la Luna

La campagne de la région de La Libertad fut le site choisi par les anciens Moches pour la construction de leurs plus importants lieux de cérémonies : Las Huacas del Sol y de la Luna. Situés à quelques 8 kilomètres de la ville de Trujillo, ces monuments impressionnants ont plus de 1 500 ans d’ancienneté.

Ce site est réellement impressionnant et très vivant, car de nombreux archéologues y travaillent pour découvrir de nouvelles peintures et fresques. Ici ce sont les peintures qui représentent Ai Apaec qui était vénéré comme le dieu créateur, protecteur des Moche, fournisseur d’eau, de nourriture et de triomphes militaires, et dévoilent l’histoire de cette civilisation « Moche » assez sanguinaire, qui n’hésitait pas à pratiquer des sacrifices d’animaux et humains. Aujourd’hui, la visite des « Huacas del Sol y de la Luna » est absolument fascinante.

Ruines de la civilisation Moche de Chan Chan au Pérou
Site archéologique de Chan Chan au Pérou
Représentation du Dieu Ai Apaec, protecteur des Moche, à Huacas del Sol y de la Luna au Pérou

Des animaux préhistoriques en Équateur

Iguane marin des Galápagos qui se débarrasse du sel de l'eau de mer

Les Iguanes marins des Îles Galápagos

Les iguanes marins étaient considérés par Charles Darwin comme étant, de loin, l’espèce la plus remarquable. Malgré toutes les observations qu’il consignera sur ces iguanes, il ne semble pas qu’il ait cherché à savoir comment ils se sont retrouvés dans cette si petite partie du monde. Une question qui a le mérite de se poser dans le contexte de la théorie de l’évolution qu’il développera bien des années après.

Animaux endémiques de ces îles, ce sont surtout les seuls représentants de leur groupe à avoir un mode de vie amphibien (ou semi-aquatique). Les iguanes marins sont le produit de leur histoire évolutive et de conditions particulières aux Galápagos.

Il n’est pas certain qu’une évolution semblable se fasse à nouveau autre part dans le monde, mais si c’était le cas, ce sera probablement une espèce « pré-adaptée » aux contraintes du milieu marin comme les iguanes. Comment les Iguanes sont-ils devenus « marins » ? Cette question est d’autant plus troublante que les iguanes marins n’ont pas de véritables innovations évolutives leur permettant de survivre dans l’eau…

Iguane marin des Galápagos qui se débarrasse du sel de l'eau de mer
Iguane marin des îles Galápagos
Iguane marin de Charles Darwin aux Galápagos

Site archéologique en Bolivie

Rocher tabulaire du Fort de Samaipata en Bolivie

Un rocher façonné par les Incas

Samaipata est un site archéologique mondialement connu pour son rocher tabulaire abritant des bassins, des canaux et des niches latérales, creusés à même la roche pour former deux figures de félin. Cet immense rocher a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 1998. L’histoire raconte que les populations pré-incaïques l’ont aménagé pour des cérémonies religieuses. Lorsque les Incas sont venus coloniser la région, ils se le sont appropriés et ont continué à le façonner à leur manière.

Le site archéologique est une véritable œuvre d’art qui témoigne du savoir-faire, tant architectural qu’hydraulique, des peuples pré-colombiens. Chaque face du rocher affiche des schémas géométriques et des représentations animales, qui avaient, en leur temps, une grande valeur religieuse et historique. En ce qui concerne le système hydraulique, il est représenté par les différents canaux mis en place.

Rocher tabulaire du Fort de Samaipata en Bolivie
Ruines du Fort de Samaipata en Bolivie
Fort de Samaipata en Bolivie

Ancien laboratoire agricole au Pérou

Ruines Incas de Moray près des salines de Maras au Pérou

Centre de recherche agricole des Incas

Moray se situe à 3 500 m d’altitude et à 50 km au Nord-Ouest de Cuzco. L’endroit est surtout célèbre pour l’amphithéâtre situé au fond d’une cuvette, formé de quatre terrasses circulaires qui semblent se perdre à l’intérieur de La Puna, tel un cratère artificiel.

Moray est un ancien centre de recherche agricole inca situé dans la Vallée sacrée des Incas des Andes péruviennes, consacré à l’expérimentation de cultures sur des parcelles a des niveaux d’altitude différents. La position des terrasses crée toute une série de microclimats : la température est plus élevée au centre mais diminue ensuite en fonction de la distance de chaque terrasse. C’est dire la complexité des installations de l’époque !

Abandonné après la conquête espagnole, le site de Moray fut retrouvé en 1932, couvert de jungle, par l’expédition de Shirppe Johnson. Actuellement un seul « amphithéâtre » a été restauré, mais Moray en compte également deux autres plus petits en moins bon état. L’un de ces derniers jouxte le plus grand et en est, en fait, une partie intégrante de cet ensemble monumental.

Pour les archéologues de ce lieu, Moray était probablement un centre d’investigation agricole des Incas, car des graines de différentes espèces, la plupart fossilisées, mais quelques-unes encore viables, ont été retrouvées. La disposition des terrasses produit des microclimats permettant de tenir les cercles à une température élevée et limitant les fortes variations de chaleur.

On pense que Moray a pu servir de modèle d’évaluation du rendement agricole non seulement de la vallée d’Urubamba mais aussi des différentes parties de l’empire Inca, car le site produisait vraisemblablement des semences pour d’autres régions.

Ruines Incas de Moray près des salines de Maras au Pérou
Plateformes agricoles Incas de Moray au Pérou
Terrasses agricoles construites par les Incas à Moray au Pérou

Site archéologique au Pérou

Mains croisées de Kotosh au Pérou

Les mains qui se croisent dans le temps

Une partie de la magie qui accompagne le tourisme au Pérou c’est la surprenante quantité de vestiges et de restes archéologiques qui se trouvent dans les alentours des principales villes du pays. C’est le cas du temple des mains croisées de Kotosh, situé à quelques 4 km de la belle ville montagneuse de Huánuco.

Kotosh, avec plus de 5 000 ans d’histoire, est un des premiers vestiges de la civilisation humaine du Pérou et, sans doute, un des plus anciens d’Amérique. D’ailleurs, c’est à cette période que la culture du maïs est apparue. Dans le temple le plus important du complexe se trouvent deux reliefs en argile, chacun représentant des mains croisées.

Mains croisées de Kotosh au Pérou
Temple des Mains Croisées de Kotosh au Pérou
Temple des Mains Croisées de Kotosh près de Huánuco au Pérou

Exploration des pyramides en Équateur

Civilisation Quitu-Cara de Cochasquí en Équateur

Ruines de l’Empire précolombien et pré-inca

Le site de Cochasquí est composé de 15 pyramides tronquées et 21 tumulus quadrangulaires, communément connus sous le nom de Tolas. Ce site archéologique est considéré comme étant le plus important du Nord des Andes équatoriales. L’histoire de Cochasquí, dont la construction est attribuée à la civilisation Quitu-Cara, remonte à une période allant de 500 à 1550.

Parmi ces 15 pyramides, 9 sont construites avec des rampes. Les pyramides de Cochasquí sont conçues sous forme de prisme quadrangulaire avec des blocs de pierres volcaniques appelés Cangahua ; il s’agit en effet d’une matière très vulnérable face aux intempéries et à l’érosion.

Les Tolas furent utilisés dans le passé comme monticules funéraires. Dans le temps, ces structures étaient des lieux consacrés aux rituels religieux. Lors des fouilles, plus de 556 crânes ont été trouvés dans l’un d’eux. Ces découvertes révèlent le processus de rituel d’enterrement de Quitu-Cara. Certains archéologues suggèrent aussi que la plus grande pyramide a été, à son âge d’or un lieu de sacrifices humains…

Civilisation Quitu-Cara de Cochasquí en Équateur
Ruines des Pyramides de Cochasquí en Équateur
Site archéologique de Cochasquí en Équateur

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