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Quelques artistes… :

José Carlos Mariátegui
José Carlos Mariátegui (14 juin 1894, Moquegua, Pérou – 16 avril 1930) était un écrivain, un philosophe, un journaliste, et un activiste politique péruvien. Parmi les révolutionnaires latino-américains, le péruvien José Carlos Mariategui (1895-1930) occupe une place singulière. Il est un des rares qui, dès les années 1920, voyait dans les paysans indigènes d’Amérique Latine, héritiers d’une culture collectiviste d’origine précolombienne, ce qu’il appelait « le communisme inca », le principal sujet du combat pour la libération des Amériques et de l’invention d’un « socialisme indo-américain » qui ne soit pas « calque et copie » des expériences européennes.

César Vallejo (1892-1938)
Le cimetière du Montparnasse, à Paris, a accueilli, au terme d’une vie courte et tourmentée, l’un des plus grands poètes de langue espagnole, né à Santiago de Chuco, dans les Andes péruviennes.
Né le 16 mars 1892, onzième enfant de parents tous deux métis, de mère indigène et de père espagnol. Très jeune il s’intéresse à la poésie et tente de suivre des études littéraires mais tout en travaillant. Il s’installe à Lima en 1917, après avoir publié ses premiers poèmes. Après 1923 il émigre en Europe et se lie avec différents courants d’avant-garde. Il entre aussi au Parti communiste. Il est mort à Paris le 15 avril 1938.
Ce fut un poète rebelle et révolutionnaire qui a revendiqué une totale liberté face aux normes, qu’elles soient politiques ou esthétiques. Tout au long de son œuvre, il construit sa Poétique en s’efforçant de créer un langage qui ne cesse de transgresser ses propres lois.
Bien qu’il ait édité seulement trois livres de poésie pendant sa vie, il est considéré un des grands innovateurs poétiques du 20ème siècle. Toujours une étape en avant des courants littéraires, chacune de ses livres était distincte des autres et, dans son propre sens, révolutionnaire.

Yma Sumac (1922 – 2008)
Surnommée le rossignol des Andes, cette soprano à l’extraordinaire registre vocal avait connu un succès monstre dans les années 50, avec ses chansons traditionnelles péruviennes passées à la moulinette kitsch. En 1950, son album Voice of the Xtabay s’était écoulé à plus de 500 000 exemplaires, lui ouvrant ainsi les portes d’Hollywood et de la célébrité nord-américaine.

Personnage coloré (ses robes et ses bijoux auraient réveillé un mort) et excentrique, Yma Sumac a longtemps entretenu le mystère sur ses origines. On en savait très peu sur cette interprète recluse et excentrique qui aimait à cultiver les rumeurs les plus abracadabrantes sur sa propre histoire.
Certains avancent qu’elle avait des racines québécoises, et que son vrai nom était Amy Camus (Yma Sumac à l’envers). Mais la vérité est sans doute ailleurs.
Jusqu’à preuve du contraire, Yma Sumac est née en septembre 1922, dans la communauté andine de Ichocan. De son vrai nom Zoila Augusta Emperatriz Chavarri del Castillo, la chanteuse se présentait comme descendante directe du dernier empereur inca Atahualpa.
Autodidacte, elle affirmait avoir appris sa singulière technique vocale (gazouillis, grondements, notes flûtées) en mimant les toucans et les jaguars de son arrière-pays.
La diva d’origine inca Yma Sumac, est morte d’un cancer à l’âge vénérable de 86 ans, entraînant avec elle le secret de ses origines…
Son registre extraordinaire d’une amplitude de 4 octaves 1/8 fait d’elle une des plus exceptionnelles voix des temps modernes.

Tania Libertad (née en 1952)
Péruvienne de naissance et Mexicaine d’adoption, Tania Libertad est l’une des plus grandes voix de l’Amérique Latine d’aujourd’hui. Avec 32 albums enregistrés et plus de 2 millions de disques vendus, elle est devenue une figure incontournable de la chanson dans toute l’Amérique centrale et les pays andins. Son travail, reconnu par l’UNESCO lui a valu le titre de chanteuse pour la paix
Tania Libertad est née à Zaña, sur la côte nord du pays – la Costa Negra où sont installés les descendants des esclaves africains – au sein d’une famille modeste, d’un père militaire passionné de musique et d’une mère infirmière dans un hôpital d’ouvriers.
Son premier album de boléros voit le jour en 1985. D’autres suivront, nombreux, lui faisant partager la scène avec les figures emblématiques de la chanson latino-américaine tels Miguel Bose, Juan Manuel Serrat, Ruben Blades, Soledad Bravo ou Fito Paez et lui conférant son statut de diva pour cette ballade romantique née à Cuba. Mais son rêve est de chanter ses racines afro-péruviennes. En mai 2000, elle rencontre à Mexico José da Silva et lui confie son projet d’interpréter les chants de la tradition noire de son pays.

Los Kjarkas
La lambada, ça vous dit quelque chose ?
Et bien sachez que ce tube des années 80 n’est rien d’autre que la reproduction d’une chanson d’origine bolivienne du groupe les Kjarkas.

Los Kjarkas est un groupe de musique mythique et incontournable dans le monde de la musique andine. Il fut fondé en 1965 à Capinota (Cochabamba, Bolivie) par les frères Hermosa et Edgard Villaroel.

Le nom Los Kjarkas vient du mot kharka, du quechua et signifie La force. Le groupe est né d’une simple envie de distraction de ses membres qui allaient de village en village avec l’envie promouvoir la musique folklorique et de faire la fête.
Le premier album, « Bolivia » est publié à Mexico en 1976. Ce disque comporte 9 chansons qui sont quasi toutes composées par Gonzalo Hermosa dont la plus importante est « Bolivia » qui est un chant à sa patrie et qui est devenue aujourd’hui le deuxième chant national du pays et bien sûr LA chanson obligatoire de tous les concerts.
En 1984, Les Kjarkas sont invités au 15ème festival de musique populaire du Japon où se concurrençaient plus de 1800 chansons pour le premier prix. La composition d’Ulises Hermosa, Florcita Azul (petite fleur bleue) gagna la 10ème place, et cette victoire fit entrer les Kjarkas dans la gloire qu’ils ont encore aujourd’hui au pays du soleil levant.
A la fin des années 80, en pleine apogée, un évènement inattendu donna encore plus de renommée internationale aux Kjarkas. Un groupe Brésilien, les Kaoma, lança sur le marché une petite chanson entrainante, Chorando se Foi plus connue sous le nom de la Lambada qui se danse sur un rythme brésilien. Mais en réalité cette chanson est un plagiat de la chanson de Ulises Hermosa « Llorando se fue », éditée en 1984 sur un rythme de saya-caporal. Par chance elle avait été enregistrée en Allemagne et les Kaoma durent donner une indemnisation aux Kjarkas, indemnisation dont la somme n’a jamais été révélée.
Dans les années 90, entrent dans le groupe de nouveaux musiciens, dont notemment un nouveau joueur de Charango, un japonais !!!: Makoto Shishido.