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Cultures et politique… :

Si le Pérou est aujourd’hui identifié aux Incas, c’est que ceux-ci dominaient l’Amérique andine lorsque les Espagnols sont arrivés.
On ne doit pourtant pas oublier les civilisations prestigieuses auxquelles ils succédaient :
Paracas (-800 – +200), par exemple, établie sur la côte pacifique, et réputée pour sa maîtrise du tissage.
Nazca (-200 – +600), célèbre pour d’immenses dessins tracés à même le sol.
Les cultures Moche (100-700) et Chimu (900-1470) ont laissé leur empreinte sur la côte nord du Pérou actuel. La première était une société de guerriers. De la seconde, on a de splendides vestiges de métallurgie et une ville de terre crue, Chan-Chan.

Sur les hauts plateaux, se sont épanouies Tiahuanaco (400-1000), au bord du lac Titicaca, et Huari (600-1000), à qui on doit l’idée de cadre urbain andin et un premier empire.
Déjà, la colonisation était en place et l’or et l’argent voguaient vers l’Espagne, où ils assuraient la puissance de Charles Quint et Philippe II. Cette colonisation, ça a été le christianisme et l’impôt. Dans le premier, les indiens ont rapidement réintroduit leurs croyances ancestrales ; les grandes figures chrétiennes « passent » encore, comme en contrebande, nombre de divinités anciennes. Pour l’impôt, on avait créé Lima en 1535 (une perception, donc) ; on établit également la vice-royauté du Pérou, sept ans plus tard, pour gérer tout ça. Celle-ci eut une compétence continentale. Que les indiens aient eu une âme ou pas, mauvais traitements et maladies en firent une hécatombe. L’esclavage des noirs vint compléter le dispositif servile.
Mais, plus une colonie s’installe et se développe, plus elle aspire à se libérer de la tutelle de sa métropole. Et, au début du XIXe siècle, les colons espagnols d’Amérique du Sud se soulèvent contre Madrid.

Le Vénézuélien Simon Bolivar (1783-1830) et l’Argentin Jose de San Martin (1778-1850) mènent le combat. San Martin parvient à Lima et proclame l’indépendance, le 28 juillet 1821. Les hostilités dureront trois ans encore. En 1824, l’Espagne rend les armes, toutefois, elle ne reconnaitra officiellement l’indépendance qu’en 1879. En attendant, reste à donner des formes à l’émancipation.
Des tensions apparaissent rapidement entre les alliés d’hier.

Actuellement au Pérou, selon les termes de la constitution de 1993 : Le Président est le représentant de la Nation, le chef de l’Etat, du gouvernement et des forces armées. Le pouvoir législatif est exercé par un Congrès de 120 membres. Une cour suprême contrôle le pouvoir judiciaire. Le Président de la République et les membres du Congrès sont élus au suffrage universel direct, pour une période de cinq ans.

Entre les années 600 et 1200 après J.-C, la Bolivie avait déjà une culture très développée – la culture Tiahuanaco qui disparut avec l’expansion de l’empire inca. De nombreuses traces de cette période sont encore perceptibles, telles les langues quechua et aymara. Après la destruction de l’empire inca, les Espagnols conquirent le haut plateau en 1538 et puisèrent dans les richesses du sous-sol pour la mère patrie. Au début du XIXe siècle, l’opposition contre la puissance coloniale commença à se former, et l’indépendance fut proclamée en 1825.

Le Haut-Pérou, fidèle à Bolivar, se sépare du Bas-Pérou (à peu de choses près le Pérou actuel) pour constituer la Bolivie. Au cours des décennies suivantes, les questions frontalières provoqueront plusieurs guerres entre les Péruviens et leurs voisins (guerre du Pacifique, contre le Chili, de 1879 à 1884; guerre contre l’Equateur, en 1941). Les mœurs politiques sont rudes et le pays voit putschs et dictatures se succéder comme les wagons d’un train. Au XXe siècle, civils et militaires alternent dans des conditions institutionnelles précaires.
La Bolivie tire son nom du chef de la révolution Simón Bolívar, qui rédigea également la première constitution. Les décennies suivantes furent marquées par une succession de dictatures militaires et par la guerre du Chaco (1932-1935), à l’issue de laquelle la Bolivie perdit la région du Gran Chaco. Hugo Bánzer Suárez, qui avait déjà dirigé le pays en dictateur de 1971 à 1978, sortit vainqueur du scrutin présidentiel d’août 1997, mais en août 2001, gravement malade, il fut contraint de céder sa place au vice-président Gonzalo Sánchez. Durant ces dernières années, le pays a dû faire face à une série de mouvements politiques et sociaux qui ont affecté la stabilité du gouvernement.

Pourtant, depuis une vingtaine d’années, malgré la « fragilité éthique » de certains dirigeants, la situation politique se stabilise.

De nos jours, La Bolivie est une république parlementaire. Le président, élu tous les 5 ans, est à la fois le chef d’État et le chef du gouvernement. Il nomme les ministres. Le parlement est formé par deux chambres : le Sénat, composé de 27 sièges, et la Chambre des députés, composée de 130 sièges.

Quelques dates importantes:
1538: Conquête de la Bolivie par les espagnols qui devient alors une partie du Pérou.
1824: Simon Bolivar, militant pour la paix d’origine vénézuélienne, libère le pays de l’emprise espagnole et donne son nom au pays.
1825: L’indépendance est gagnée et Simon Bolivar devient le premier président de la Bolivie.
La Bolivie dispose d’un Système national de zones protégées (21) représentant environ 15% du territoire national. Elle dispose également de la plus grande étendue mondiale de réserves forestières exploitables durablement (à condition toutefois que la déforestation sauvage soit enrayée).
Le pays a ratifié les principales conventions du protocole de Kyoto et fait évoluer son cadre juridique en conséquence. Les effets du changement climatique étant sensibles à divers degrés: désertification, inondations et glissements de terrain, fonte des glaciers tropicaux; dégradation de la situation sanitaire des populations (développement des maladies infectieuses); détérioration des conditions de vie des paysans pauvres.