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L’Atlantide des Andes

Le lac Titicaca que se partage le Pérou et la Bolivie est avant tout un lieu de légendes.
On raconte qu’un trésor se cache au fond du lac depuis la mort du dernier Inca (le roi). La légende raconte que celui-ci avait négocié la vie sauve auprès du conquistador Pissaro en échange d’une très importante quantité d’or, en fait égale au volume de la pièce dans laquelle il était détenu.
Les incas ont amassé l’or réclamé par Pissaro mais ont appris l’exécution de leur roi. De rage, voyant que Pissaro n’avait pas tenu sa parole, ils auraient volontairement jeté au fond du lac leur précieuse cargaison…

En Bolivie, Le pays qui s’honore de porter le nom de « libertador », Simon Bolivar, a vécu une bonne partie de son histoire dans l’ombre de son célèbre voisin le Pérou.
Les indiens Aymaras, qui en peuplant les hauts-plateaux, l’Altiplano, avaient dès lors été soumis à l’autorité des Quechuas et contraints de parler leur langue.
Mais il n’en a pas été toujours ainsi. Au cours des trois millénaires précédant l’arrivée de Pizarro et de ses conquistadors, la région du lac Titicaca avait connu son heure de gloire avec la civilisation Tiahuanaco, une des plus brillantes de l’Amérique indienne.

La cité de Tiahuanaco a été construite comme un port. Elle présente en effet des docks, des quais, des bassins. Mais Tiahuanaco est située à 3900 mètres au-dessus du niveau de la mer et à des kilomètres de l’étendue d’eau la plus proche. Confrontés à un tel mystère, les historiens l’ont résolu en décidant que Tiahuanaco n’avait jamais été habitée. Il s’agissait, selon eux, d’un monument massif élevé à d’anciens dieux, construit comme un port afin que les âmes puissent faire route vers le paradis. Pourquoi les habitants de Tiahuanaco ont-ils construit un port exploitable à 3900 mètres au-dessus du niveau de la mer ? Peut-être parce que ce n’est pas eux qui l’ont construit…
La piste de leur cité initiale semble aboutir jusqu’au Titicaca et se perdre sous les ondes du lac sacré.

De nombreuses recherches sous-marines tentèrent donc de découvrir le mythe de l’eldorado péruvien et d’une cité cachée au fond du lac.

En 1956, une première tentative du jeune plongeur professionnel William Mardoff, de Chicago, eut lieu. Un richissime bolivien de La Paz l’avait fait venir pour repérer un trésor enlisé dans la vase. La rumeur populaire parlait de barres d’or massif et de précieux joyaux qui paraient les Vierges du Soleil.
Vêtu d’un scaphandre, Mardoff plonge 25 fois dans le lac sacré. Il ne ramène que des tessons de poteries. Néanmoins, à défaut de trésor inca, il rapporte l’étrange vision d’une « cité des dieux » engloutie…
Cette ville antique repose par 30 mètres de fond, à demi envasée, non loin d’une île que les Indiens disent « enchantée ».
Au cours de son voyage d’études au Pérou, l’archéologue anglais Ephraïm Georges Squier recueillit un autre récit de ruines englouties. Il parcourait la baie qui s’étend derrière la Péninsule de Sillustani, peu profonde et couverte elle encore de roseaux et d’herbes aquatiques. Il observa une paroi linéale qui simule une chaussée et qui court d’une rive à l’autre, à l’intérieur de laquelle, à peine perceptibles sous l’eau, des rangées de pierres travaillées qui peuvent effectivement constituer les restes de l’effondrement ou de la submersion des édifices…

Puis se fut le tour du commandant Cousteau, qui y plongea et découvrit des fosses de plus de 500 mètres de profondeur.
Mais il n’y trouva pas les vestiges archéologiques qu’il recherchait.
Pas plus que l’expédition française de 1903, ni celle que finança en 1988 le « National Geographic« .
Ces échecs avaient découragé les scientifiques et depuis douze ans, personne ne s’intéressait plus au lac jusqu’à ce qu’une équipe européo-sud-américaine d’archéologues spécialisé dans la recherche sub-aquatique décide de reprendre les recherches.

L’expédition, baptisée « Atahualpa 2000 », du nom du dernier empereur inca, concentra ses recherches aux abords de la plus importante des îles du lac, celle du Soleil.
Trente chercheurs plongeant chaque jour virent leur obstination récompensée, découvrant les restes d’un chemin, un mur de 700 mètres de long, un monument et une terrasse, reliques d’un temple de 250 mètres de long et 50 mètres de large. Mais ce temple demeure isolé.
Convaincus qu’il faisait partie d’un ensemble urbain plus vaste, les archéologues n’ont trouvé aucun vestige de ville.
En revanche, ils ont identifié une île aujourd’hui submergée. Longue de 3600 mètres et large de 600, elle a été recouverte par la brusque montée des eaux du lac, conséquence d’un cataclysme qui a du se produire au XIIè siècle et qui serait la cause du déclin de la civilisation de Tiahuanaco.
C’est sans doute là que se trouve l’origine du mythe inca, qui situait l’origine du monde dans le lac Titicaca et considérait la brillante culture de Tiahuanaco comme la genèse de l’humanité.