Les survivants du Che

Dépouille du Che Guevara

C’est en Bolivie que mourut Ernesto Guevara, dit le Che, qui deviendra un véritable symbole pour des générations de jeunes épris de liberté. CHE… trois lettres pour un symbole.
 CHE (prononcer tché) est aussi une interjection qu’on utilise dans certaines régions d’Argentine pour interpeller ses amis ou encore pour accentuer la surprise. Par exemple « ¡Che, no te enojés! », équivalent en français à « Hé, ne te fâche pas ! » ; « ¡Che, qué caro! », « Qu’est-ce que c’est cher dis-donc ! ». C’est aussi une marque de tutoiement, d’affection et de complicité. D’ailleurs, rappelons que le Che était Argentin.


Après la révolution cubaine, il eut comme but de créer un nouveau foyer de révolution en Bolivie. Pourquoi la Bolivie ? Certainement parce-que c’est le pays le plus central en Amérique du Sud et que de là, il aurait pu étendre une révolution à l’échelle d’un sous-continent via tous les pays limitrophes. On peut imaginer que le Che aurait pris le commandement d’une colonne vers son pays d’origine, l’Argentine…


Lavoir sur lequel le Che fut exposé après sa mort

Septembre 1967, en Bolivie, pour tenter d’échapper aux soldats qui les encerclent, le Che Guevara et ses hommes marchent la nuit, dorment le jour, cachés au fond de gorges étroites et quasiment inaccessibles. 8 octobre 1967, le Che, blessé, est fait prisonnier dans le ravin du Yuro, puis enfermé dans l’école de La Higuera en Bolivie.
 Le 9 octobre 1967, le Che est fusillé par un militaire bolivien, en présence d’agents de la CIA à La Higuera.


Musée communal La Higuera en Bolivie, dédié au Commandant Che Guevara
Ernesto Guevara dit le Che, le guérillero le plus recherché de la planète, est exécuté sommairement. Le lendemain, le cadavre du guérillero héroïque est exposé devant les journalistes. Puis on lui tranche les deux mains – pour identification – et son corps est enterré à la sauvette, sans sépulture.
 Ce n’est qu’en juillet 1997, qu’une équipe cubaine/argentine découvre une fosse commune dans laquelle les restes de Guevara sont identifiés, désormais ils reposent à Cuba, sa seconde patrie.

À quelques mètres de là, six hommes entendent la nouvelle à la radio. Six guérilleros voués corps et âmes à la Révolution et à leur « commandante ». Dario, Pombo, Urbano, El Inti, El Ñato et Benigno n’ont d’autres choix que de fuir.


Les survivants du Che : Pombo, Benigno, Urbano, Inti et Dario

Dans les jours qui suivent la mort du Che Guevara, Les survivants du Che, les guérilleros encore dans la nature, sont impitoyablement pourchassés et exécutés. Seuls 5 d’entre eux – 3 cubains et 2 boliviens – réussissent à rompre l’encerclement et à échapper aux milliers d’hommes en armes qui quadrillent le secteur. Après plus de 4 mois d’errance, les 3 cubains arrivent à passer la frontière pour se rendre au Chili. Le 7 mars 1967, ils débarquent à La Havane où Fidel Castro est là pour les accueillir en héros. Quant aux 2 boliviens, ils resteront dans leur pays. Dûment inspirés par l’exemple du Che, ils reprendront la lutte armée et tomberont, l’un et l’autre au combat.


Hommage un peu partout en Amérique du Sud du Commandant Che Guevara

Pour la petite anecdote : Benigno, l’un des survivants, fils de paysan, ne savait ni lire ni écrire quand il commença le combat aux côtés du Che. C’est ce dernier qui lui apprit grâce à des cours du soir en pleine jungle. Lui permettant ainsi d’écrire bien plus tard un livre, « Les survivants du Che », sorte d’ultime hommage, racontant les derniers instants de lutte au coté du Che, puis les mois de fuite qui suivirent.


Aujourd’hui la petite école de La Higuera se visite et je peux vous proposer un petit tour sur la « route du Che » durant votre voyage en Bolivie.

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